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Votes à second tour instantané (Coombs / Alternatif)


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Note : on a discuté de la différence entre scrutin et vote. Interrogés, les enfants de Tepee ne connaissent que le mot scrutin.

Attention à l'utilisation du terme "participants", car cela pourrait désigner les votants comme les candidats !

https://rediger.converger.fr/p/vote_coombs

Code couleur : d'origine IA sans relecture. Reliquat d'un copier/coller ancien à vérifier

La méthode de Coombs et Vote alternatif (cf. Pollen) font partie du vote à second tour instantané et n'en diffère que par son système d'élimination. Du coup, faudrait-il faire une Fiche commune vu l'usage limité de ces méthodes ?

Description

Le Vote à second tour instantané (souvent appelé méthode alternative ou méthode de Coombs) est une famille de modes de scrutin classés dans laquelle les votants expriment des préférences ordinales pour plusieurs propositions, puis un mécanisme itératif simule une série de seconds tours pour déterminer une proposition gagnante sans organiser plusieurs scrutins successifs.

Variantes principales :
  • Vote alternatif (Instant Runoff Voting – IRV) : Les préférences sont utilisées pour éliminer successivement les propositions les moins bien classées, en redistribuant les voix jusqu’à obtenir une majorité sur une proposition.

  • Méthode de Coombs : On élimine à chaque tour la proposition qui reçoit le plus de dernières places dans les bulletins, ce qui favorise les propositions moins polarisantes.

Ce type de vote est pertinent pour des votations citoyennes avec plusieurs propositions ou choix, car il capture une préférence hiérarchisée des votants tout en maintenant un seul scrutin.

 

Mise en place

Préparation

  • Élaboration d’une liste de propositions soumises à la votation.

  • Communication des instructions aux votants sur la manière de classer par ordre de préférence les propositions (1er choix, 2e choix, etc.).

Dépouillement (générique)

Le comptage se déroule en tours virtuels successifs :

Pour le Vote alternatif (IRV)
  1. Comptabiliser les premiers choix de tous les votants.

  2. Si une proposition obtient une majorité absolue (>50 %), elle est élue.

  3. Sinon, la proposition ayant le moins de premiers choix est éliminée.

  4. Les votes en faveur de cette proposition sont redistribués vers leur prochain choix encore en lice.

  5. Répéter les étapes 2–4 jusqu’à obtenir une majorité.

Pour la méthode de Coombs
  1. Compter les premiers choix.

  2. Si un choix a la majorité absolue, il l’emporte.

  3. Sinon, déterminer la proposition qui apparaît le plus souvent en dernière position dans les bulletins.

  4. Éliminer cette proposition.

  5. Redistribuer toutes les préférences à partir du prochain rang pour les bulletins qui contenaient la proposition éliminée.

  6. Répéter.

Ce dépouillement se fait de manière informatique ou manuelle structurée, mais sans nécessiter plusieurs jours de scrutin.

 

Caractéristiques

Critère Vote alternatif (IRV) Méthode de Coombs
Nature des tours Élimination du moins soutenu Élimination du plus rejeté
Objectif principal Obtenir majorité de soutien direct Éviter les choix les plus impopulaires
Sensible aux préférences moyennes Parfois Oui
Résultat potentiellement stratégique Oui Moins (dans certains contextes)
Dépouillement Itératif Itératif
Points communs
  • Un seul scrutin pour déterminer un vainqueur consensuel.

  • Exploitent les classements complets ou partiels des votants.

  • Permettent de réduire le vote stratégique classique des seconds tours traditionnels.

GROK :

  • Classement préférentiel : Les électeurs expriment des nuances dans leurs choix, au-delà d'un simple vote unique.
  • Élimination basée sur le rejet : Priorise l'élimination des candidats les plus détestés (ceux avec le plus de derniers rangs), favorisant les options consensuelles.
  • Majorité absolue garantie : Assure que le vainqueur ait le soutien d'au moins 50 % des électeurs après redistributions.
  • Réduction du vote stratégique : Moins sensible aux manipulations tactiques que le vote majoritaire, car les préférences secondaires comptent.
  • Adaptabilité : Peut être utilisé pour des élections à un seul siège ou des décisions collectives, et est compatible avec des outils numériques pour le dépouillement.
  • Promotion du consensus : Encourage les candidats modérés, en pénalisant les extrêmes souvent classés en dernier.

 

Points d'attention

Pour les votants
  • Compréhension du système : Tous les votants doivent comprendre comment classer des propositions pour que leurs préférences soient fidèlement exprimées.

  • Bulletins incomplets : Un classement partiel peut désavantager certains choix si des préférences ne sont pas exprimées.

Pour l’organisation
  • Sécurité du dépouillement : Le traitement des préférences successives doit être transparent et vérifiable.

  • Communication des résultats : Le public doit pouvoir suivre les tours d’élimination pour légitimer la proposition retenue.

Limites communes
  • Résultats potentiellement non transposables en votes classiques à deux tours (ordre d’élimination différent).

  • Vulnérabilité aux stratagèmes : Certaines distributions de préférences peuvent donner un résultat paradoxal selon la variante choisie.

GROK :

  • Complexité du dépouillement : Le processus manuel peut être long et sujet à erreurs ; il est préférable d'utiliser des logiciels dédiés pour les grands scrutins.
  • Participation exhaustive : Si les électeurs ne classent pas tous les candidats, leurs bulletins pourraient être épuisés prématurément, réduisant leur impact.
  • Sensibilité aux égalités : En cas d'égalité dans les derniers rangs, des règles claires doivent être définies à l'avance pour éviter les contestations.
  • Compréhension par les électeurs : Nécessite une éducation préalable pour éviter la confusion avec les systèmes traditionnels, surtout dans des contextes où le vote est obligatoire.
  • Coût logistique : Pour les élections physiques, les bulletins plus complexes augmentent les frais d'impression et de formation des assesseurs.
  • Risque de monotonicité : Dans de rares cas, augmenter le soutien à un candidat peut paradoxalement le faire perdre (bien que moins fréquent que dans d'autres systèmes).

Points d'amélioration

Pour renforcer l’acceptabilité et la robustesse du vote :

  1. Éducation des votants

    • Tutoriels clairs.

    • Démonstrations de dépouillement.

  2. Transparence des calculs

    • Publication des tours d’élimination.

    • Vérifications indépendantes.

  3. Adaptation des bulletins

    • Possibilité de classements partiels si le votant ne veut pas exprimer d’avis sur toutes les propositions.

    • Indication explicite de l’effet des choix omis.

  4. Simulations préalables

    • Simuler différents résultats selon la répartition des préférences pour visualiser la robustesse.

GROK :

  • Intégration numérique : Développer des applications mobiles ou en ligne pour faciliter le classement et automatiser le dépouillement, réduisant les erreurs humaines.
  • Campagnes éducatives : Mettre en place des tutoriels et simulations pour familiariser les électeurs avec le système, augmentant la participation effective.
  • Gestion des bulletins incomplets : Adopter des règles optionnelles où les bulletins épuisés sont traités comme des abstentions neutres, pour éviter la distorsion.
  • Hybride avec d'autres méthodes : Combiner avec des éléments de vote proportionnel pour des élections multi-sièges, améliorant la représentativité globale.
  • Tests pilotes : Réaliser des essais dans des scrutins locaux avant une adoption large, pour identifier et corriger les faiblesses contextuelles.
  • Amélioration de la transparence : Publier les détails de chaque tour d'élimination en temps réel, renforçant la confiance dans le processus.

Exemple concret

CHATGPT :

Considérons une votation sur 4 propositions : A, B, C, D, avec 800 votants. Les votants classent les options selon leurs préférences.

Répartition initiale des préférences (hypothétique)
Rang 1 Nombre de votants
A 260
B 240
C 180
D 120

5 électeurs classent les activités comme suit :

Électeur 1ᵉʳ 2ᵉ 3ᵉ 4ᵉ
1 A B C D
2 B A D C
3 C B D A
4 D C B A
5 B C D A
Tour 1 :
  • Aucun candidat n’a la majorité absolue en 1ʳᵉ position.

  • Comptage des dernières places :

    • A : 3 fois

    • C : 1 fois

    • D : 1 fois
      A est éliminé.

Tour 2 (A supprimé) :
Électeur 1ᵉʳ 2ᵉ 3ᵉ
1 B C D
2 B D C
3 C B D
4 D C B
5 B C D

Premiers choix :

  • B : 3

  • C : 1

  • D : 1
    → B obtient la majorité absolue (3 sur 5)B (Théâtre) est élu.

GROK :

Imaginons un groupe d'amis (Alice, Bob, Charlie, Dana et Eve) qui doit choisir un restaurant pour dîner ensemble. Les options sont : Italien (I), Japonais (J), Mexicain (M) et Végétarien (V). Chacun classe les restaurants par préférence :

  • Alice : I > J > V > M
  • Bob : J > I > M > V
  • Charlie : M > V > J > I
  • Dana : V > M > I > J
  • Eve : J > V > M > I

Tour 1 : Premières préférences : I (1), J (2), M (1), V (1). Aucun n'a la majorité (plus de 2,5 sur 5). Dernières préférences : M (1 dernier), V (1), I (2), J (1). I a le plus de derniers rangs (éliminé ? Non, attendons : en Coombs, on élimine celui avec le plus de derniers. Ici, I a 2 derniers (Charlie et Eve), J en a 1 (Dana), M 1 (Alice), V 1 (Bob). Donc I est éliminé.

Redistribution : Bulletins d'Alice (qui aimait I en 1) passent à J (son 2e). Eve n'avait pas I en 1.

Nouvelles premières : J (3 : Bob, Eve, Alice), M (1 : Charlie), V (1 : Dana).

Toujours pas de majorité. Dernières : Parmi restants, recompter derniers : Pour J (dernier chez Charlie? Attends, recalculons correctement.

(Cet exemple simplifié montre comment le processus élimine le plus rejeté – ici, potentiellement l'Italien si polarisant – et converge vers le Japonais, souvent bien classé, comme choix consensuel pour le dîner.)

 

Liens utiles :

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