Vote Condorcet
FICHE À RELIRE
Description
Le Vote Condorcet est un mode de votation qui cherche à identifier la proposition préférée par la majorité des votants face à toute autre, lors de comparaisons directes deux à deux.
Autrement dit, la proposition gagnante — appelée vainqueur de Condorcet — est celle qui, mise en duel avec chacune des autres propositions, est choisie par la majorité des votants.
Ce système vise à refléter la cohérence collective des préférences, plutôt qu’un simple décompte de premiers choix. Il s’inscrit dans une logique délibérative et nuancée, adaptée à des votations comportant plusieurs options ou scénarios alternatifs.
Important : bien que le Vote Condorcet soit souvent cité car élégant mathématiquement, sa mise en place et compréhension est complexe. D-Demain le déconseille en pratique.
Mise en place
- Liste : établir
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Bulletin de vote ou Vote en ligne :
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un bulletin de classement sur lequel les votants peuvent ordonner toutes les propositions de la plus préférée à la moins préférée.
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Il est possible d’autoriser les égalités de préférence (selon la variante utilisée).
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Votation : le votant effectue le classement.
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Dépouillement :
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Une fois les classements recueillis, on compare chaque paire de propositions : pour chaque duo, on compte combien de votants préfèrent A à B, et combien préfèrent B à A.
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Ces comparaisons sont synthétisées dans une matrice de préférences.
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Résultat : la proposition qui l’emporte dans tous ses duels est le vainqueur Condorcet.
Cas d’absence de vainqueur clair (paradoxe de Condorcet) : Il arrive que les préférences collectives forment un cycle (ex. : A > B, B > C, mais C > A). Dans ce cas, on applique une méthode de résolution comme Condorcet-Schulze ou Condorcet-Median pour départager les propositions.
Caractéristiques
- Équité : prend en compte l’ensemble des préférences des électeurs, pas seulement leur premier choix.
- Résistance au vote stratégique : moins vulnérable à la manipulation que d’autres systèmes (ex. : vote majoritaire).
- Exhaustivité : considère toutes les préférences exprimées, ce qui reflète mieux les nuances des opinions.
- Robustesse : si une proposition est préférée par la majorité face à toute autre, elle gagne toujours (respect du critère de Condorcet).
- Complexité : nécessite un calcul plus élaboré que le vote uninominal à un tour et est plus difficile à comprendre par les votants.
- Possibilité de paradoxe : dans certains cas, aucun vainqueur clair n’émerge (cycle de Condorcet), nécessitant une résolution.
Points d'attention
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Complexité
élevé.computationnellede dépouillement :Lalesméthodecalculspeutpeuvent devenirlourdelourdsaveclorsqueun grandle nombre decandidatspropositionsouestd’électeurs. -
ParadoxeAccessibilité pour les votants : le classement complet demande plus d’attention qu’un vote unique. -
Cas de cycles : le paradoxe de Condorcet peut empêcher une désignation directe, nécessitant une méthode complémentaire.
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Communication du résultat :
Lorsqu’aucun candidat ne domine tous les autres, des cycles (A bat B, B bat C, C bat A) peuvent compliquer la désignation d’un vainqueur. Sensibilité aux classements: Les résultats dépendent fortement de la sincérité et de la complétude des classements fournis par les électeurs.Communication: Expliquerexpliquer les résultats auxélecteursvotants peut être difficile, car la méthode est moins intuitive que le vote majoritaire.Participation: Une faible participation ou des classements incomplets peuvent biaiser les résultats.
Points d'amélioration
- Simplification des calculs : Développer des algorithmes plus efficaces pour traiter les comparaisons par paires, notamment pour de grands ensembles.
- Résolution des cycles : Adopter des méthodes robustes comme la méthode Schulze ou Kemeny-Young pour gérer les cas où aucun vainqueur de Condorcet n’existe.
- Accessibilité : Simplifier l’explication et la présentation des résultats pour les rendre compréhensibles par un public non technique.
- Outils numériques : Utiliser des plateformes numériques pour faciliter le vote et le dépouillement, réduisant ainsi le risque d’erreurs.
- Éducation des électeurs : Sensibiliser les électeurs à l’importance de fournir des classements complets et sincères.
Exemple concret
Imaginons une élection avec trois candidats (A, B, C) et 100 électeurs. Les préférences sont :
- 40 électeurs : A > B > C
- 35 électeurs : B > C > A
- 25 électeurs : C > A > B
Matrice des duels :
- A vs B : 65 (40+25) préfèrent A, 35 préfèrent B → A gagne.
- A vs C : 40 préfèrent A, 60 (35+25) préfèrent C → C gagne.
- B vs C : 75 (40+35) préfèrent B, 25 préfèrent C → B gagne.
Résultat : Pas de vainqueur de Condorcet (A bat B, B bat C, C bat A → cycle). Une méthode comme Schulze peut être utilisée pour résoudre ce cycle, en classant les candidats selon la force des préférences.
Liens utiles :
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